L-drive Suisse s’attaque aux plateformes

Les plateformes qui proposent aux « pseudo-moniteurs de conduite » un revenu complémentaire apparemment lucratif doivent être combattues juridiquement. C’est ce qu’a décidé le comité de L-drive Suisse.

Depuis peu, des plateformes en ligne recherchent activement, sur des portails d’emploi, des personnes qui souhaitent travailler comme « accompagnateur » pour un revenu accessoire. Le portail driveme-crazy.ch n’est de loin pas la seule « offre » sur le marché. Des portails comme www.rentarentner.ch ou, en Suisse romande, www.chconduite.ch, suivent une voie similaire.

De l’avis de L-drive Suisse, ces plates-formes se situent clairement dans le domaine de l’illégalité. Il est toutefois plus difficile de s’y opposer. Dans le cadre de leur devoir de surveillance, les services des automobiles n’ont – selon une première estimation – aucun moyen d’agir contre les plates-formes et les personnes qui se cachent derrière elles.

Le problème doit plutôt être résolu sur le plan pénal en raison d’une infraction à la loi sur la circulation routière. Selon cette loi, quiconque donne des leçons de conduite à titre professionnel sans être titulaire d’un permis de moniteur de conduite est puni d’une amende (art. 95, al. 3, let. c LCR). Une plainte correspondante doit être déposée auprès des autorités cantonales de poursuite pénale (police cantonale).

L-drive Suisse a profité du cas présent de driveme-crazy.ch pour préparer une plainte qu’il est prêt à déposer dans tous les cas où cela s’avérerait nécessaire et dans tous les cas où la Confédération ou les cantons ne pourraient pas intervenir. Le comité de L-drive Suisse a décidé d’agir par tous les moyens et de manière conséquente contre ce genre de comportement commercial.